Soldes : -60% sur le Bonheur…5 min read

[Coup de gueule] – Comme dit la chanson qui nous casse la tête “il est où le bonheur, il est où ?”… Plus que jamais, dans ce monde automatisé, pris malgré nous dans les engrenages du système, abreuvés d’images et de concepts, nous sommes en quête de sérénité, d’apaisement, en un mot, de bonheur. Mais bonne nouvelle, c’est les soldes !

Notre société nous frustre, elle nous colle des canons de beautés fictifs et inatteignables. Exige de nous d’être – selon ses critères – parfait. Alors, démunis, frustrés, abandonnés au monde tel qu’on nous l’a présenté, on cherche le bonheur à l’extérieur. La société nous fait croire que nous sommes ce que nous possédons, avec notre accord, il faut bien le dire.

Mais nous ne sommes pas dupe. Après des années à acheter des objets inutiles, à faire semblant d’être quelqu’un d’autre, on sent. On sent que quelque chose ne va pas. On sait au fond de nous que l’on fait fausse route. C’est une bonne nouvelle, une belle prise de conscience. Mais attention le terrain est piégé…

La où il y a un manque, un besoin, il y a un marché. Le bonheur n’y échappe pas.

Le bonheur servit sur un plateau

On le voit partout, on nous le sert à toutes les sauces. Livres aux promesses miraculeuses, articles aux titres parfois “pute-à-clic”, citations niaiseuses sur les réseaux sociaux, nouvelles thérapies “révolutionnaires”, etc. Des méthodes parfois présentées comme secrètes et vendues à des millions d’exemplaires. Le bonheur fait vendre, où plutôt l’absence de bonheur. C’est surtout la frustration qui fait vendre.

Le marketing s’est-il emparé de notre bonheur ?

Après la prise conscience initiale, on voit. Ou on croit voir, mais en fait on baigne encore dans ce monde de consommation et nos habitudes sont puissantes. Si on n’y prend pas gare, le bonheur devient un bien que l’on veut posséder. Face au stress, notre première réaction est : que dois-je faire ? Et là est le premier piège. On va alors faire attention à tout ce qui traite de loin ou de près au bien-être. On va liker vite fait bien fait un article qu’on n’aura pas lu ou acheter 3 livres qui resteront sur notre table de nuit. Un réflexe presque compulsif.

C’est par habitude et un peu encouragé que l’on croit que le bonheur s’achète en un clic sur Amazon ou avec un une formation en ligne. On rêve de bonheur comme on rêve de perdre du poids. Vous savez, on s’inscrit à la salle de sport avant l’été… Et finalement, on n’y va jamais…

Mais le bonheur ce n’est pas “avoir” ou “faire”, encore moins acheter. Le bonheur c’est un état d’être. Ce n’est pas un mot. Le mécanisme qui conduit à faire du bonheur un objet est insidieux et demande à être observé pour être détecté.

L’ego sait, le coeur connaît

Le bonheur n’est pas un savoir que l’on possède, mais un état d’être que l’on connaît, que l’on ressent. Cela demande effectivement de la méthode. Je ne renie pas l’utilité de lire certains livres ou d’assister à certains séminaires, je vous invite juste à ne pas vous perdre. Pratiquez la vigilance, la vigilance de vos propres attitudes, de vos propres pensées. Le développement personnel commence par là. Il faut détricoter, désapprendre et surtout ressentir. Le bonheur est intérieur, il est détaché de tout événement extérieur et de toute croyance.

Le mental est une voix qui donne accès à une partie de nous qui est au delà des formes. Des actions conscientes peuvent par leurs symboliques ouvrir notre esprit, augmenter notre conscience.

Le développement personnel au service d’un objectif ?

On le voit parfois sur les réseaux sociaux. Ce sont souvent des publications sponsorisés du genre “Découvrez la méthode bien gardée pour attirer l’abondance dans vos vies”. Le tout illustré par une photo d’une villa ou d’une voiture de sport. Soyez sûr que si vous participer à la formation, vous participerez surtout à l’abondance du formateur…

Savez-vous qu’à l’époque de l’Eldorado, ce ne sont pas les chercheurs d’or qui ont fait fortune mais les vendeurs de pelles. On se comprend…

Je ne blâme ceux qui essaient de gagner leurs vies ou les administrateurs de page Facebook qui tombent dans le piège de la course aux likes, je nous invite à nous recentrer sur ce qui compte. D’autant que l’inspiration de cet article est venu de ma propre introspection…

Mais revenons aux buts trompeurs. Vous voulez “apprendre à méditer”. Vous n’arriverez pas à méditer en partant de ce but. Cela demande de l’abandon et de la bienveillance. Votre but, formulé comme tel vous apportera du jugement (cf. Article précédent)

Vous voulez perdre du poids ? Demandez vous à qui sert cet objectif. Si la réponse est l’ego, lâchez l’objectif. Il se pourrait que la perte de poids soit une conséquence de votre choix de bienveillance envers vous même… L’univers est surprenant.

Gardez le cap

C’est essentiel et finalement simple : tout développement personnel doit avoir comme but le bonheur, sinon c’est que vous faites fausse route. Ce but est votre boussole, contrôlez souvent votre direction et corrigez le cap ! Trouvez des sources d’inspiration alignées sur votre but et surtout des guides qui ne se sont pas eux mêmes perdus…

PS : Je pourrais faire un article similaire sur la spiritualité. On voit fleurir les pages Facebook et autres sites Web aux intentions pas toujours claires.

Partager cet article avec :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *